L'école Lyonnaise

L’école lyonnaise de poésie (1540-1560)


Définition : il ne s’agit pas d’une école à proprement parler, mais d’un groupe d’humanistes rassemblés les uns aux autres. Ce groupe du XVIe siècle se caractérise par sa liberté d’écriture et son indépendance : on y retrouve du platonisme (idées de l’amour, de la connaissance et de la sagesse) et du pétrarquisme (Pétrarque, par ses sonnets, donne l’image d’une poésie précieuse et passionnée). Autre nouveauté intéressante, il peut y avoir des femmes.

Les principaux poètes de ce genre sont : Pernette du Guillet, Louise Labé, Antoine Héroët, Guillaume des Autels et Pontus de Tyard, regroupés autour de Maurice Scève, dont ils étaient les disciples.

L’école lyonnaise est le premier regroupement de poètes (1540-1560).

Voici le poème que j'ai choisi :

A sa Délie

Non de Vénus les ardents étincelles,
Et moins les traits desquels Cupido tire,
Mais bien les morts qu'en moi tu renouvelles
Je t'ai voulu en cet Oeuvre décrire.
Je sais assez que tu y pourras lire
Mainte erreur, même en si durs Epigrammes :
Amour, pourtant, les me voyant écrire
En ta faveur, les passa par ses flammes.

Maurice Scève (1500 ?-1560 ?) Délie-Objet de plus Haute Vertu 1544.


hebergeur d'image

Photo : Un journal intime, car ce poème semble dédier à une femme qu’il aime (A sa Délie). Puis, avec les mots Cupidon, Venus,flammes, le sentiment romantique et amoureux apparaît.

J’y vois aussi quelque chose de très personnel, d’où l’image du journal intime.

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