Le Lyrisme

Le Lyrisme

 

Définition : La poésie lyrique est souvent définie comme le genre littéraire qui accueille l’expression personnelle des sentiments du poète. L’auteur lyrique parle en effet en son nom propre; il dit “je”.

Son nom provient de la lyre, instrument qui accompagnait les chants durant l’Antiquité.

Même si le lyrisme existait depuis l’Antiquité, chez les grecs notamment, il n’est apparu en France que durant le moyen-âge, et plus particulièrement, pendant la Renaissance.

Les poètes lyriques s’inspirent le plus souvent des auteurs grecs, mais aussi de la littérature italienne, ou bien d’autres mouvements de l’époque : la Pléiade de Ronsard ou encore l’école de Lyon de Maurice Scève.

Quelques poètes du lyrisme français : Charles d’Orléans, François Villon, Rutebeuf ou encore Clément Marot.

Auteur à la vie mal connue, François Villon a acquis une réputation sulfureuse de mauvais garçon. Il était aussi un grand poète, reconnu comme tel dès son époque. Il écrivit deux œuvres importantes, le Lais et le Testament, donc est extraite cette ballade.

Voici le poème que j'ai choisi :

 

« Ballade des Dames du temps jadis »

Dictes moy où, n'en quel pays,

Est Flora la belle Rommaine,

Archipiades ne Thaïs,

Qui fut sa cousine germaine,

Écho parlant quant bruyt on maine

Dessus riviere ou sus estan

Qui beaulté ot trop plus qu'humaine?

Mais ou sont les neiges d'antan?

Ou est la tres sage Helloïs

Pour qui fut chastré et puis moyne

Pierre Esbaillart a Saint Denis,

Pour son amour ot ceste essoyne,

Semblablement ou est la royne

Qui commanda que Buridan

Fust geté en ung sac en Saine?

Mais ou sont les neiges d'antan?

La royne blanche comme lis

Qui chantoit a voix de seraine,

Berthe au grant pié, Bietris, Alis,

Haremburgis qui tint le Maine

Et Jefanne la bonne Lorraine

Qu'Englois brulerent a Rouan,

Ou sont ils, ou, Vierge souvraine?

Mais ou sont les neiges d'antan?

Prince, n'enquerrez de sepmaine

Ou elles sont, ne de cest an

Qu'a ce reffrain ne vous remaine,

Mais ou sont les neiges d'antan?

François VILLON (1431-1489?), Le Testament

Source : Manuel.

hebergeur d'image

Photo : Dans le poème, l’auteur conte et cite de nombreuses femmes dans le monde entier. J’ai donc pensé à une photo illustrant parfaitement le mélange des couleurs de peau de ces femmes.

Le vers : « Qui fût sa cousine germaine », m’a immédiatement remémoré que tout les hommes sont « frères », ce qui a conforté mon choix dans la photo.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×